Le député communiste de la Martinique Aimé Césaire s'exprime à la tribune, le 6 juin 1947, au vélodrome d'hiver à Paris lors du meeting organisé par les députés de l'Union française pour protester contre l'arrestation de leurs collègues malgaches.
AFP / ImageForum

Pourquoi Aimé Césaire ? – Atelier #2

Dans le cadre du projet « Outre-France », porté par l’association en 2016-17, nous avons organisé trois ateliers d’autoformation, qui visaient à analyser la condition spécifique des « domiens et domiennes », et ce collectivement, par les premier·es concerné·es.

Pour commencer, quoi de mieux qu’étudier l’un des piliers des mouvements anticoloniaux, le martiniquais Aimé Césaire (1913-2008) ?
Grâce à des méthodes issues de l’éducation populaire, nous avons lu collectivement des textes de Césaire, et discuté à partir de citations qui nous parlent aujourd’hui.
L’animateur et une bonne partie des participant·e·s étaient originaires des Outre-France. De fécondes conversations se sont tissées avec les participant·es, issu·es d’autres immigrations postcoloniales (ou non).

Ces échanges sont retracés dans trois brochures à consulter ou télécharger. Voici la deuxième ci-dessous.

Atelier #2  Lettre à Maurice Thorez (1956)

Dix ans après avoir été élu député-maire de Fort-de-France sous les couleurs du Parti Communiste Français, Aimé Césaire rompt avec ce dernier dans une lettre retentissante adressée à son Secrétaire Général, Maurice Thorez. Elle fera grand scandale. Césaire y soulève des problématiques qui traversent le champ des luttes aujourd’hui : paternalisme, question raciale (et de genre) reléguée au second plan, après la lutte des classes… Plus généralement, il dénonce ce penchant de l’Occident à s’octroyer le monopole de l’Universel. Or, nous dit Césaire, un autre universel, « riche de tous les particuliers », est possible.

L’atelier a eu lieu le 20 avril 2017.

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