Trop souvent, les démarches de recherche participative ou d’éducation populaires sont pensées uniquement en terme de méthodes et de production d’outils pédagogiques, avec d’un côté les personnes responsables de la recherche et de l’animation, et de l’autre les gens concernés, sujets. Cette approche est insuffisante et problématique. Pour nous, il est apparu essentiel de réfléchir à la mise en place de conditions de travail permettant aux personnes concernées par cette histoire de mener leurs recherches et de la faire vivre.

Ainsi, depuis que cette recherche-action « Histoires des luttes des Immigrations » a débutée, nous visons progressivement à laisser du pouvoir de décision au collectif de travail, mais aussi à intégrer les personnes concernées par la recherche dans l’équipe salariée.

Dès l’année 2016 des nouvelles personnes ont rejoint l’équipe salariée, ce qui permet de donner plus de pouvoir et de légitimité aux personnes concernées, et de mettre en place des actions de plus en plus pertinentes qui s’appuient sur les savoirs expérientiels.

De plus, nous avons décidé prendre au cœur la question de la transmission et l’échange générationnel et le besoin de développer de compétences dans la communication transmédia au sein de l’équipe. Ainsi, nous avons investi dans du matériel et dans la formation de l’équipe pendant l’année 2017- 2018 dans les métiers du web, vidéo et écritures audiovisuels et documentaires.

Aujourd’hui, l’enjeu de pérenniser cette équipe est central, afin que ce travail continue sur le long terme, et permette une montée en compétences des membres.